Le Biche à la belle époque

Compte-rendu du Conseil d'Administration du 23 octobre 2009, Lorient.

ASSOCIATION « LES AMIS DU B I C H E »

CONSEIL D'ADMINISTRATION du 23 octobre 2009

Le Conseil d'Administration s'est réuni dans ses locaux le vendredi 23 octobre 2009 à 17h45, à Lorient.

Présents : Pascal Orvoën, Louis Maufret, Tegwen et Yann Maufret, Charlie Walter, Daniel Jéhanno, William Vogel, Zoë Duviard, Ange Yvon, Armel de la Monneraye, Marc Maussion, Michel Philippe, Jacques Blanken, Alex de Roquefeuil.


Compte-rendu de la journée

Cap l'Orient
Marc et William ont eu rendez-vous avec M. Pascal Poitevin et Myriam Breton Robin, chargés de la communication sur le Pays de Lorient. Ils confirment les engagements pris par M. Métairie, ce qui se traduit par :

  • édition de notre bon de souscription dans le journal de Lorient de décembre.
  • financement d'un grand panneau de signalisation à proximité du terrain de Kéroman sur lequel nous pourrons afficher ce que nous voulons (partenariats...)
  • balisage routier indiquant le site de restauration
  • présence sur le site Internet municipal
  • intégration de l'association sur les support de communication des grand évènements nautiques locaux.

Musée de Douarnenez

Dans le même temps, Jacques et Michel accueillaient le directeur du musée de Douarnenez. Yann a présenté le chantier et l'avancement des travaux, François Vivier a montré les plans de forme tout nouvellement édités et expliqué la technique photogramétrique du relevé.
Un débat s'est instauré entre le conservateur et François Vivier. Le conservateur est un spécialiste des relevés en 3 dimensions, par ailleurs reconnu comme tel par les musées de France, pour d'autres objets que les bateaux.
Il a montré à François les éléments informatiques dont il dispose à propos de Biche grâce au relevé numérique effectué par le musée en 2004, qui pourraient nous être utiles pour parfaire l'établissement de plans définitifs.
Il a d'autre part été décidé de signer une convention de communication entre le musée et l'association. Des articles reprenant nos informations, dont un sur ces relevés de formes effectués par des techniques différentes seront publiés par le musée de Douarnenez.

Bien que ce soit depuis longtemps dans l'esprit de l'association, elle s'est engagée officiellement à ne jamais nuire à la réputation du Musée de Douarnenez. Nous continuerons à ne pas parler des tensions qui ont émaillé les débuts du projet.
Bravo à Jacques et Michel pour leur travail de diplomatie qui a permis de recréer des liens productifs et positifs avec les autorités culturelles douarnenistes.

Sur la question de pièces à récupérer par le musée, le conservateur n'a pas de demandes, et se prononce pour regrouper les éléments qui vaudraient la peine d'être conservées (éviter la dispersion).

Pour Douarnenez 2010, qui aura lieu autour du thème des îles, l'association pourrait être présente grâce à Michel à Douarnenez. Le CA est d'accord sur le principe.

Réunion du jour

Avec le chantier du Guip
Il faut organiser la collaboration entre le chantier et l'association pour le suivi du chantier, de façon à ce que les décisions ou choix dans les différentes opérations soient compris par tous.

  1. décider d'une réunion de chantier une fois par semaine : vendredi fin de journée, Alex et Michel se relaieront une semaine sur deux et communiqueront à Jacques et au comité scientifique en cas de besoin de prise de décision. En dehors de ce cas, cela permettra de diffuser l'information sur l'avancement des travaux à l'association et d'en faciliter la compréhension auprès des adhérents.
  2. Choix techniques
    • Pour la partie arrière, le chantier considère q'il est possible de conserver l'étambot et la voûte séparément. La voûte et la structure axiale d'origine (quille, étrave, marsouins) seront présentables au public si le besoin s'en fait sentir. La voûte devra trouver une destination avant "un certain temps" pour libérer de la place sur le site de Kéroman. Quelques membrures seront conservées, mais hors celles qui seront réutilisées, il faudra tailler dans le vif pour les autres, pour raisons de rentabilité du chantier et de préservation des bordés. On ne pourra pas sauver les deux (bordés et membrures) car l'ancrage des carvelles rend impossible le démontage sans percer les bordés. Vote unanime du CA pour adopter la démarche. À noter que Biche n'aura plus d'arrière pendant deux mois.
    • Pour la restauration à l'identique, se pose le problème de détails qui amélioreraient la durabilité de Biche une fois restauré. En l'occurrence, les fourchettes de voûte sont jugées un peu faibles, entaillées comme elles sont par la louve et deux membrures. L'absence de continuité entre les allonges de voûte et les serres de bouchain semble également dommageable à la structure du bateau. Jacques propose d'étudier la question et de fournir une réponse qui respectera l'esprit du projet.
  3. Sécurité et circulation sur le chantier
    • Il faudrait modifier la terrasse pour le passage des engins.
    • Il ne faut pas que des personnes non identifiées circulent sur la zone de travail. Il va falloir formaliser ce qui peut et ce qui ne peut pas se faire, autant en signalétique autour du bateau que sous forme d'écrits entre membres de l'association et le chantier du Guip. Pascal, en tant que responsable du Carré, gèrera la partie signalétique de l'association et le chantier s'occupera de la signalisation autour du bateau. Louis Maufret s'occupe de la partie administrative chantier/ association.

Parmi les améliorations à l'accueil, prévoir une marquise au-dessus de la porte.

Travaux à venir

  • lundi matin, démontage de l'étrave avec les apôtres.
  • La presse sera invitée à la repose ( mercredi après-midi)

Finances

Bien que le principe de subvention de la deuxième tranche soit acquis, les conseils Général et Régional ne peuvent débloquer le financement sur l'année 2009. Il faudra attendre janvier pour recevoir leurs financement.
Malgré les relances, Hippopotamus fait toujours défaut, nous espérons que l'engagement sera respecté d'ici la fin de l'année.
Marc et William ont demandé à la fondation du Patrimoine d'augmenter leur apport au vu des bons résultats de la souscription. Pour la première tranche, la Fondation a augmenté son abondement de 20.000 €.
Pour la deuxième tranche, la Fondation accepte de nous verser 10% à chaque présentation de facture, ce qui représente une avancée considérable dans notre recherche de financements.

Un syndicat d'architectes de Bretagne, représenté par Philippe Sinquin, un de nos membres, est en cessation de fonctionnement. Monsieur Sinquin a fait le nécessaire auprès de ses collègues pour que le fond de caisse nous soit offert, soit 8.000 €.

Henri Coisne, patron de Coro Entreprise, déjà partenaire, s'engage à nouveau pour environ 40.000 € (dont 8.000 en novembre).

Louis Maufret rappelle que le chantier ne peut avancer exagérément ses travaux sans règlement des factures au fur et à mesure et que certaines parties de la restauration ne seront pas engagées si les finances de suivent pas, non pas pour nous pénaliser, mais pour garantir la bonne mise en œuvre des bois de construction. On ne peut laisser en plein air certains assemblages qui se déformeraient s'ils n'étaient pas protégés par le reste de la construction.

Louis demande à l'occasion de cette intervention qu'on mette une photo du bateau en première page de notre site Internet, les partenaires devant rester visibles mais moins que l'objet de l'association.

Motorisation

Pour respecter au mieux l'aspect "respect de la ressource" qui auréole Biche par le choix de techniques de pêche hyper-sélectives et par la propulsion à la voile, l'association a mis en marche un processus de réflexion sur sa motorisation. À coup sûr, il est hors de question de l'équiper d'un arbre d'hélice tel que Charles Booth l'avait fait en 1974.
C'est l'UBS (Université de Bretagne Sud), par le biais de Christophe Baley qui planche actuellement sur le sujet, pour une motorisation électrique réversible (les moteurs produisent de l'électricité en navigation à la voile). Cette technologie exigeant un générateur complémentaire, le challenge consiste à en trouver un qui fonctionne avec une énergie renouvelable.
Cet aspect du projet semble intéresser Catherine Chabaud, très engagée pour une plaisance écologique. Elle pourrait parrainer notre projet.
À noter que le lycée professionnel St James d'Etel s'est proposé pour effectuer la pose des éléments propulseurs, forts de leur prestation réussie sur les Pen Duick de la fondation Tabarly.

Hors réunion

Votre secrétaire, qui a dû partir avant la fin de la réunion, vous informe que la pose des grilles et portails se poursuivra les mercredi après-midi sauf pour les deux prochains à venir. Après essais infructueux, il apparaît indispensable d'utiliser une "carotteuse" pour couler des plots de bétons suffisamment lourds pour tenir les portails (afin de limiter au maximum la détérioration du revêtement neuf du terrain). Nous avons une piste pour s'en faire prêter une.

Fin de réunion. À suivre...


Alex pour Les Amis du Biche.