Le Biche à la belle époque

Compte rendu de l'Assemblée Générale Ordinaire du 4 juin 2005, Larmor-Plage.

ASSOCIATION «LES AMIS DU B I C H E»

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE 2005
Larmor-Plage, samedi 4 juin 2005, 10 heures 30.

Le président Marc Maussion ouvre l'Assemblée Générale à la Salle des Algues. Victor Tonnerre, Maire de Larmor et membre fondateur de l'association nous y accueille et nous invite au pot de l'amitié à l'issue de la réunion.

Monsieur Jean Maurice Besnard , mousse sur un thonier à voile de Port-Louis en 1946 et titulaire d'une brillante carrière comme pêcheur et armateur nous honore de sa présence.

Sont présents 28 membres, et 54 membres représentés par un pouvoir.

Sont excusés : Mmes Georgette Bréard et Janick Moriceau, vice-présidentes du Conseil Régional, Denise Le Maréchal, Conseillère générale de Groix, MM Lucien Gourong et Gérard D'Aboville présidents d'honneur des Amis du Biche, Eric Régénermel, Maire de Groix, Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil Régional de Bretagne, Norbert Métairie, Président de Cap l'Orient.
Sont excusés des membres du CA : MM Jacques Blanken, Gilles Molac, William Duviard et Pascal Orvoen.

RAPPORT MORAL Du président, Marc Maussion :

2003 a été l'année de la réaction, quand en avril quelques passionnés douarnenistes sont venus nous prévenir à Groix de la mise en vasière prochaine du Biche.

2004 a été l'année de la consolidation d'un équipage qui a démontré sa cohésion, sa détermination dans l'unique but de ramener Biche un jour à son port d'attache.

Après de longues négociations, et avec le soutien logistique du Chantier du Guip, nous avons extrait Biche du Port musée de Douarnenez et l'avons convoyé à Brest. Bravo à Yann Mauffret et à son équipe pour l'énergie qu'ils ont dépensé durant cette opération.

L'équipe d'animation, menée par Pascal Orvoën, Gilles Molac et Zouzou Avignon s'est chargée d'organiser Brest 2004, avec le succès indiscutable que l'on connaît, de nombreuses adhésions, plus de 20.000 euros de chiffre d'affaire, et une communication exceptionnelle autour de notre projet.

Un tel événement, seulement quelques semaines après la sortie de Biche de Douarnenez et son remorquage parfaitement réalisé, confirmait que notre association pouvait être prise au sérieux.

Puis il y a eu le Festival Interceltique, le marché de Groix, le Festival du Film Insulaire, la fête du thon à Groix le 6 novembre, ... Je tiens à féliciter le travail remarquable de l'équipe d'animation.

Le comité technique et scientifique a été mis en place en cours d'année. Sous l'impulsion de son rapporteur Jacques Blanken, son rôle est dans un premier temps de récolter un maximum d'archives et d'informations techniques, et ultérieurement de veiller au respect de la restauration dans les règles de l'art.

Nous avons également lancé à Groix avec William Duviard la construction du Mini Biche avec l'aide de la SMI à Hennebont.

En parallèle, avec William Vogel, nous avons travaillé pour éclaircir le statut de Biche, et assurer le montage financier de sa restauration.
Pourquoi est-ce si compliqué ??

Le 5 mai 2004, BICHE est enfin sorti de Douarnenez, avec force autorisations, assurances, une convention de mise en dépôt au musée de Groix, la bénédiction de la Mairie de Douarnenez, l'appui de la Drac et l'absence des représentants du Port Musée. Pour parvenir à transférer BICHE à Brest en vue de l'exposer à Brest 2004, l'association déjà forte de plus de 300 adhérents a dû faire appel à tous ses appuis relationnels, politiques et a investi 30.000 € sur ses fonds propres.

Nous pensions passer alors à la phase active du projet, montage financier, mise en place du chantier, etc.

Le Conseil Général du Morbihan soutient ce projet de restauration et peut en assurer une part de financement, le Conseil Régional de Bretagne également. Nous pouvons aussi financer 60% dans le cadre du mécénat culturel et sur ce point nous avons déjà de solides appuis de la part de grandes entreprises françaises. Notre projet est donc devenu viable sur le plan financier et nous nous apprêtions à transférer BICHE depuis Brest jusqu'à un port d'accueil du Morbihan pour ouvrir le chantier de restauration sur 4 ans.

Hélas, les Musées considèrent alors que Biche, bien inaliénable appartenant aux collections des Musées de France, ne peut pas être restauré, car en le restaurant nous allons détruire l'objet muséographique. On nous conseille donc de le mettre sur un terre-plein à Groix !!(Sic) et de construire une réplique. Inacceptable ! Sans notre intervention il y a 6 mois ce bateau serait couché dans la vasière de Port Rhu et détruit par les Musées ...

Grâce à Monsieur François Goulard, nous avons une entrevue au Ministère de la Culture et sommes reçu le 12 octobre par M. Notari, chef de Cabinet chargé du patrimoine, en présence de Madame Callas (Musée de France), Monsieur Decaux (DRAC), Marc Pabois (monuments Historiques), Gérard d'Aboville (Fondation du Patrimoine Maritime) et Président d'honneur des Amis du Biche. À l'issue de cette réunion, M. Notari considère que la seule issue raisonnable (dans la mesure oÙ, en dehors de l'association, personne ne veut ni ne peut se charger de l'entretien de BICHE) est le déclassement pur et simple. Il demande à Madame Callas de mettre en place cette procédure. Gérard d'Aboville suggère que Biche soit ensuite classé Bâtiment d'Intérêt Patrimonial.

L'administration des Musées (à l'inverse de la position du cabinet du Ministère de la Culture) n'approuve pas ce déclassement, considérant désormais, mais un peu tard, que Biche est un monument exceptionnel du 20ème siècle. On découvre alors qu'en 1991, il a été financé par le Fond Régional d'acquisition des Musées (F.R.A.M.) et qu'à ce titre, le déclassement est interdit, même si l'objet est dans un état lamentable. Biche ne pourrait donc pas quitter son statut d'objets des collections des Musées de France. L'administration craint aussi de créer un précédent, une jurisprudence et que Biche soit le premier « évadé » des bateaux des collections. L'une des idées de cette administration consiste à détruire BICHE pour en récupérer quelques pièces à exposer au Musée de Groix. En parallèle, l'administration apporte son soutien aux Amis du Biche pour construire une réplique neuve, mais pas d'argent !

Nous avons également été reçus au Conseil Général du Morbihan qui nous a accordé son soutien à hauteur de 25% des travaux TTC, au Conseil Régional dont nous attendons la décision sous 15 jours. Nous sommes encore dans l'attente d'un rendez-vous avec le Président de la Cap l'Orient. Nous nous sommes rendus 3 fois au Ministère de la Culture. Merci William pour tout le temps que tu nous as consacré.

Nous avons désormais le soutien de l'ensemble du Patrimoine Maritime, FRCM, Fondation du Patrimoine Maritime, Musée de la Rochelle, etc. Pour leur soutien nous remercions la Mairie de Groix, la Mairie de Larmor Plage, la Société Morbihannaise de Navigation, la SMI Hennebont.

Je remercie particulièrement tous les bénévoles et l'équipe du chantier du Guip.

À ce jour, beaucoup de choses ont évolué positivement ; tout le monde veut nous aider, à part les Musées de France. À noter cette année, une subvention de soutien de l'Ile d'Yeu et l'attribution d'un « trophée du Crédit Agricole » d'un montrant conséquent, en tant qu'association dynamique du Morbihan.

Je remercie chaleureusement toutes celles et tous ceux qui ont œuvré pour la renaissance de Biche en 2004 et je ne doute pas que 2005 sera l'année de la réalisation de ce projet.

Michel Philippe :

Il fallait libérer Biche de son cimetière. Plusieurs week-ends ont été consacrés par l'équipe, animée et associée à de nombreux éléments du chantier du Guip à la mise en condition du bateau (étayage, consolidation, stabilisation) et au creusement manuel assez homérique d'une souille par d'intrépides soldats (et soldates !) de la boue : tranchée d'au moins 50 cm de profondeur sur l'ensemble de la longueur de la quille (environ 18M !). Une première tentative de mise à flot par bons coefficients le 7 Avril 2004 se heurte à un veto administratif et technique sous tendu par les tergiversations municipales et celles des Musées de France. Un expert qui s'avère être juge et partie sera finalement récusé. Le 8 Avril l'autorisation est acquise mais le coefficient n'est plus suffisant Le président poursuit les démarches.

À la marée de Mai, trop faible, après de nouveaux efforts le bateau quitte spectaculairement sa souille et son auréole de feuillage au son déchirant de la bombarde. Moment magique où soulagé par des chameaux mis en place par des collaborateurs intrépides et professionnels, il est emporté presque trop vite par un dernier coup de mascaret, il faudra le retenir par une aussière filée à mesure.

La mise en place de la bâche et trajet en remorque de cette coque qui laisse ce sillage lisse des dundées, le dimanche 10 Mai jusqu'à Brest, le grutage et le roulage jusqu'au chantier du Guip seront une sorte de formalité dans des conditions météo parfaites. Deux ou trois opérations : nettoyage, peinture, assorties de quelques présentations à la presse permettront d'organiser une très bonne activité pour les fêtes de Brest où Biche est perçu comme Le grand projet maritime français en cours.

Biche attirera beaucoup de monde dont des témoins de première main : anglais qui ont navigué à bord: (Aho! Biche nice boat, very fast and very good for tacking !), anciens marins du thon et des personnes qui avaient opéré la prise en main du Paotr Piwisi dans ces années 55. A cett époque du reste, la jeunesse française était invitée aller s'ébattre pendant trois ans dans les djebels, peu soucieuse de patrimoine maritime. Nous avons bénéficié de la bienveillance palpable de l'organisation de Brest, de l'hospitalité active des chantiers du Guip et du savoir faire de notre chantre Pascal Orvoën, du dévouement de Zouzou, bref ça a été « Bec'h partout »

À l'occasion de quelques rencontres dont une le 7 juin 2004 sur le mécénat culturel on note que Biche relève exactement du bénéfice de certaines opérations comme les acquisitions de peintures importantes de Gauguin ou de Sérusier, dans le cadre de la loi du 1er août 2003. Comme ces œuvres, ce bateau est dépositaire de toute une page d'histoire de la côte et de la vie exemplaire de Groix en particulier.

Gérard d'Aboville propose de le classer bateau du patrimoine maritime, élément du patrimoine national, au titre des fondations du patrimoine, dès que le statut sera réglé. Ces fondations sont aptes à collecter les fonds dans les règles administratives et fiscales du mécénat au bénéfice des objets et monuments classés au patrimoine.

Michel Philippe rappelle que le Musée et la Municipalité de Douarnenez, ainsi que la DRAC ont toujours été informés de nos actions, destinataires en copie de nos convocations et compte rendus et surtout présents voire organisateurs des multiples réunions où nous étions présents. Les regrettables situations de blocages relèvent de décisions de principe tout autant que des modalités d'application de dispositions légales concernant la conservation des pièces de Musée. Concernant un bateau elles offrent des difficultés réelles. On ne voit pas où git un supposé défaut de communication ou de diplomatie de la part de l'association. Certains trouvent à reprocher à la fois son inertie quand elle laisse du temps au « travail de réflexion » des instances supérieures, et son activisme devant des blocages qui sont au moins surprenants pour les citoyens de base ; conserver un objet de façon purement virtuelle en le vouant pair ailleurs à la destruction matérielle et donc immatérielle de son environnement social et humain a quelque chose de d'incompréhensible.

On peut se demander si l'hostilité vigilante des musées de France à notre encontre ne relève pas de la crainte de nous voir solliciter pour Biche des possibilités que ces mêmes directions rêvent d'affecter à des projets relevant plus directement de leurs habitudes, compétences ou de leurs responsabilités. On attend toujours de voir l'un deux expliquer au grand public en quoi Biche et le thonier à voile comme son histoire restent un aboutissement de l'Art humain (comme on dit arts et métiers) de nature à emporter l'adhésion des responsables culturels.

La vraie question est : ou bien Biche est un élément du patrimoine maritime régional et national, témoin de l'histoire et de la vie d'un peuple (celui de Groix en particulier mais pas exclusivement) et alors notre action a un sens majeur. Il doit alors bénéficier de toutes les aides des structures d'état dont le métier est justement la conservation matérielle et humaine des objets qui leur sont confiés. Ou bien si ce n'est pas le cas, s'il ne s'agit que de l'étude archéologique d'une coque archaïque nous nous réunissons pour rien ... C'est notre discours aux autorités.

Du côté des Musées de France, on met bien tardivement en avant la crainte que Biche soit dénaturé, qu'il ne soit pas reconstruit à l'identique. Ceci est évidemment pour nous tout à fait hors de question. Il semble que les administrateurs des Musées redoutent que d'autres qu'eux s'occupent d'un objet qui les concerne. Le problème du statut ne peut se résoudre qu'au niveau politique, par le Ministre de la Culture. Nous disons simplement, et ceci depuis bientôt trois ans : mettons-nous ensemble avec tous les spécialistes et les bonnes volontés pour aboutir à la résurrection de Biche et de son environnement ... Car aucune exposition ne remplacera jamais un bateau à la mer.

William Vogel

William Vogel sur demande du président, compléte l'explication sur la situation statutaire.

Biche est toujours propriété de la ville de Douarnenez et est inscrit à l'inventaire des Musées de France. Il fait l'objet d'une convention de dépôt au Musée de Groix signée le 5 mai 2004 :

  • un rappel utile : il faut éviter la confusion courante entre Musées de France et Monuments Historiques qui représentent une autre problématique. Biche est donc une pièce des collection des Musées de France. Il a été acquis avec une part de subvention FRAM (Fond d'Acquisition des Musées de France) et à ce titre indéclassable. Loi relative aux Musées de France 2002- 5 du 4 janvier 2002 art.11.
  • Suite à notre dernière entrevue au Ministère fin avril avec la Directrice des Musées de France, Mme Mariani Ducrey, et Mr Notari, Chef de Cabinet du Ministre, il y a eu une évolution par une proposition du ministère (opportunément le ministre n'a pas changé dans le nouveau gouvernement) : Les Musées de France confient à l'association la mission de démonter Biche pour en extraire quelques pièces significatives dans le but de les exposer au Musée de Groix. Ce sont ces pièces qui resteraient à l'inventaire des Musées.
  • La coque devient ensuite propriété de l'association, qui aura toute latitude pour le rénover. Cette mission a été acceptée par l'association par courrier du 17 mai et nous attendons la réponse du ministère.
  • Le 26 mai 2005 le conseil municipal de Douarnenez a pris la décision de céder Biche à la commune de Groix. Groix doit délibérer à son tour pour accepter cett cession. Bien que tardive, cette décision devrait dans tous les cas simplifier nos démarches.
  • Il restera à voir le statut du bateau navigant à la fin du chantier. D'ici là la législation et(ou) les modalités d'application auront évolué. À ce jour, la déclaration de mise en chantier aux affaires Maritimes n'est plus obligatoire. Dans le cas de navires du Patrimoine c'est la Fondation du Patrimoine Maritime et Fluvial qui doit suivre le chantier. Nous avons envoyé un courrier dans ce sens à Gérard d'Aboville.

William Vogel et Michel Philippe

Aujourd'hui l'objectif est que tout le monde soit valorisé, Ville et Musée de Douarnenez, Musées de France, commune de Groix, Amis du Biche, chacun a eu son rôle dans la gestion de Biche. Il faut tendre vers l'écriture d'un texte public commun sur l'avenir du bateau. Marc Maussion invite Gwénola Avignon, Zouzou pour tous, à intervenir sur les animations réalisées en 2004.

Gwénol Avignon, aka « Zouzou »

Il y a beaucoup de sensibilités autour du projet. Et beaucoup de mobilisation. À Brest 2004, au Festival du Film Insulaire à Groix, au Festival Interceltique de Lorient, tous les samedis matins au marché de Groix, et tout dernièrement à la Semaine du Golfe à Vannes. Tout cet investissement d'énergie a permis, outre de populariser le projet et de le rendre crédible auprès des décideurs, de recueillir des fonds. L'association a ainsi pu investir pour 30.000 € de travaux d'urgence sur Biche au chantier de Guip à Brest, où il est entreposé en sécurité.

Marc Maussion

Tout cela a pu être réalisé grâce à une bonne équipe d'une vingtaine de bénévoles. Il faut d'ailleurs faire appel à de nouvelles bonnes volontés. À noter le gros travail de Pascal Orvoën et son équipe, pour la musique et la restauration sur les stands.

Yannick Le Pavec

Dans le cadre de son DESS de droit Maritime, Yannick a effectué un stage dans l'association. Son étude a porté principalement sur la pêche au thon de ligne et sur les différentes possibilités d'armement du Biche. Pêche professionnelle, NUC ou Plaisance. Il ressort de ce rapport que seuls l'armement Plaisance (Associatif) ou l'armement NUC (Navire à Utilisation Collective) sont envisageables.

Marc Maussion

Les normes applicables au bateaux traditionels sont en pleine mutation, et vont dépendre dorénavant de la Fondation du patrimoine Maritime, nous allons ouvrir la voie dans ce nouveau cadre. Dans la foulée du rapport de Yannick, qui est très intéressant, a été créé le comité technique et scientifique.

Approbation du Rapport Moral.
Le président demande l'approbation des interventions.
Unanimité.


Renouvellement de 5 membres du Conseil d'Administration :

Sortants :

  • Marc MAUSSION
  • Michel PHILIPPE
  • Laurent BERTHOMIER
  • William DUVIARD
  • Pascal ORVOËN

Ces 5 membres sortants se représentent, et personne n'ayant soumis sa candidature, sont réélus à l'unanimité.


Présentation du rapport financier 2004 par Laurent Berthomier, trésorier

Libellés Montants Libellés Montants
Dépenses Recettes
Fournitures 1.640,66 Adhésions 9.010,00
Achat boutiques 3.626,37 Dons 810,00
Achat Bar Brest 2004 4.153,13 Rec Boutique Brest 2004 4.626,00
Achat Groix 6 Nov 1.716,21 Rec Bar Brest 2004 14.861,10
Fournitures Stands 629,05 Rec Boutique Groix 645,50
Location Matériel/Salle 1.054,01 Rec Fête Groix 2.861,50
Variation Stock - 1.764,56 Rec Boutique Lorient 3.664,00
Frais de fonctionnement 1 854,26 Subventions 1.760,00
Total Dépenses 2004 12.909,13 Total recettes 2004 38.238,10
Exploitation 2004
Travaux sur le bateau 30 054,27
Total Dépenses 2004 42.963,40 Total recettes 2004 38.238,10
Trésorerie 31/12/2004 3.613,04 Trésorerie 01/01/2004 9.147,29
Stock 31/12/2004 1.764,56 Dettes Fournisseurs 955,61
48.341,00 48 341,00

Les recettes s'élèvent à 38.000 € , dont 1.760 € de subventions encaissées au 31/12. 1500 € Groix, 260 € solde asso Sauvetage du Biche. Il reste à encaisser sur cet exercice, non comptabilisé au 31/12, 1.000 € de Larmor Plage et 3.000 € de la Société Morbihannaise. Les travaux engagés sur Biche correspondent aux factures du Chantier du Guip.

Les cotisations et dons s'élèvent à 9.820 €, et la dynamique de l'équipe d'animation permet de dégager 26.658,10 € de C.A. pour 11.054,87 € d'achats et de frais.

Les frais de fonctionnement, consommables informatiques, courrier, etc s'élèvent à 1.640,66 €.

Le bilan sera consultable très bientôt sur le site Internet.

Le président demande l'approbation des comptes : Unanimité.


Marc Maussion

Présente la situation des discussions de soutien financier de nos partenaires publics, Conseil Général, 25% sous réserve de propriété du bateau à l'association, Conseil Régional, 10 à 15% ( réponse au cours de ce mois), Cap L'Orient, rendez-vous en cours. Nous demandons un local adapté et un geste fort de soutien public. Partenaires privés : des démarches sont toujours en cours, qui attendent le déblocage du problème de statut. Marc fait lecture du dernier courrier au ministre de la culture, en date du 17 mai 2005

Jean-Maurice Besnard

Ancien marin pêcheur, puis armateur à Lorient, il propose de faire des animations pour Biche avec son Club Service de la région lorientaise.
Question : à quand le démarrage du chantier et le rapatriement de Biche à Lorient ?

Marc Maussion : On attend la réponse de Cap L'Orient. Nous avons fait plusieurs demandes de rendez-vous à M. Métairie, le président de Cap L'Orient, qui ne nous a toujours pas reçus.

Victor Tonnerre : il y a eu des discussions en bureau de la Communauté. Lors du dernier, confirmation de l'accueil du bateau dans un lieu. Cap L'Orient sera plus directement impliquée lorsque le bateau sera arrivé à Lorient.

William : notre demande à Cap L'Orient est soit un financement à hauteur de 10%, soit la mise à disposition d'un local adapté. Le meilleur endroit : à la BSM pour le chantier d'animation.
Question : A quand le transfert sur Lorient et comment ?

Marc : l'idéal serait en Septembre sur une barge de la Marine Nationale, qui s'y est engagée depuis un certain temps déjà. Il n'a jamais été question de la faire ailleurs qu'à Lorient. Ces derniers temps, des perches ont été tendues d'Etel.

William : à Étel, près du Pont Lorois.

Yann Mauffret, patron du chantier du Guip : il faut bien prévoir l'arrivée du bateau. Il suggère plutôt un emplacement près de l'embarcadère de Groix.

Marc Maussion

Marc procède à la présentation du nouvel organigramme de l'association.

Questions diverses :

  • À quoi ont été utilisés les 30.000 € de travaux sur Biche ?
    • Aux travaux de renforcement, d'étanchéité , de structuration de la voûte, de bâchage.
    • Également coût de l'affrètement manqué en vu du remorquage le 7 Avril par Notre Dame de Rumengol, le grutage et la mise à terre à Brest.

NB : depuis notre réunion, notre ami Victor Tonnerre a été victime d'un grave accident dans l'exercice de ses fonctions de Maire. Nous sommes autour de notre fidèle et efficace soutien dans cette douloureuse épreuve.

 

Le secrétaire, Michel Philippe et le président, Marc Maussion.