Compte rendu de la journée de maintenance du 24 janvier 2004, Douarnenez
Le samedi 24 janvier deuxième journée de travail.
Une réunion à la CAP Lorient le 20 janvier avec Éric Régénermel Maire de Groix, Marc Maussion, Willam Vogel et Michel Philippe aboutit aux demandes adaptées de prises en compte budgétaires auprès des différents intervenants publics(pour l'instant) concernés afin d'organiser la mise en place proprement dite de la coque à Lorient Kéroman lors des premières marées d'avril.
Temps idyllique pour une fois qui autorisera le pique nique à l'abri du vent et en plein soleil.
La veille vendredi 23 à 17 heures 45 Michel Philippe a gravé un repère sur l'étrave à bâbord : niveau de l'eau pour un coefficient de 97.
A l'aide d'un palan différentiel et au prix de reptations précautionneuses sur les épaves d'ancrage le bateau a été redressé. A cette occasion les chaînes ont été tendues les une après les autres de l'arrière à l'avant. La coque s'est redressée sans faire de difficulté et surtout sans le moindre vrillage lors de sollicitations non simultanées.
Du coup l'étayage n'a pas paru indispensable étant donné le délai d'un peu plus de deux mois qui reste.
Un investissement de 1,48 € a fourni en excès de l'eau de javel pour un brossage lavage et rinçage du pont et des bastingages en utilisant l'eau des petits fonds.
La coque a été nettoyée et grattée "a minima" en sorte qu'elle est prête pour les opérations suivantes.
Les placards pansement et toiles cirées "d'étanchéité " ont été ôtées. On note la totale absence de cassure de la tonture au niveau des cadènes malgré l'utilisation prolongée de ridoirs, elle n'est pas montée comme c'est souvent le cas sur les coques vieillissantes.
La préceinte est largement pourrie, à ce niveau du coté tribord on préfère nettoyer javelliser et laisser respirer. La solidité et l'état correct de la serre en regard expliquent le maintien de la tonture c'est quand même de la sacrée construction.
La voûte ne s'est par redressée rassurez-vous.
La ville c'est à dire le Musée du bateau a refusé la demande de mise en place du taud sur mesure existant, celui-ci étant pris par ailleurs(sic) on se demande où !
Dans le même temps la même autorité n'autorisait pas les interventions sur la coque et de sécurisation de la voûte pas plus que la peinture.
On pose donc la question:
- ou bien le Musée reste responsable de la coque et il facilite toutes les mesures de protection(taud en particulier)
- ou bien il décline toute mesure de protection et il ne s'oppose pas à l'action de ceux qui précisément sont devenus les conservateurs.
Il va falloir sortir rapidement de ce dilemme ou bien qu'on explique la logique de tout cela aux citoyens de base.
On envisage donc :
- un contact Président, Maires de Douarnenez et de Groix pour qu'on nous laisse le nécessaire et urgent champ d'action.
- on demande la reprise provisoire de la voûte et la réalisation de l'étanchéité de la coque jusqu'à un mètre au-dessus de la flottaison(plus bas c'est parfaitement étanche) et enfin un coup de peinture aux premiers beaux jours pour mettre cela propre.
Il faut qu'un tel programme devenu morbihannais et groisillon cesse de plonger le conservateur et le maire de Douarnenez dans une perplexité hostile alors qu'ils ont condamné le bateau. La conservation informatique est du niveau de compétence du médecin qui se sent quitte de tout compte avec son patient quand il lui a fait une onéreuse IRM corps entier.
- Un réexamen de la coque par en expert reconnu
- éventuellement une réunion générale des personnes concernées : municipalités, conservateurs et associations maritimes avant l'assemblée générale des associations Biche fin mars.
Pour compte rendu Michel PHILIPPE, secrétaire.

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